« Tant qu’on n’est pas vraiment confronté aux choses on n’en a pas conscience. Le problème à l’heure actuelle, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’être confrontés aux choses pour rebondir, parce que la société ne le permet plus »
Je n’ai pas encore trouvé de formule miracle mais j’ai déjà expliqué à mon fils comment nous sommes arrivés à un système comme le nôtre, qui fonctionnait très bien pendant des années. Où on pouvait se dire que, quoiqu’il arrive dans la vie, on n’était jamais seul, on ne nous laissait pas tomber, on était protégé, on nous permettait de nous intégrer. C’était ça le rôle de la Sécurité sociale.
Aujourd’hui, on doit dire à nos enfants qu’il faut faire des études, et des études poussées. Maintenant, à 18 ans, on n’a pas assez de bagages, il faut aller plus loin. Sauf que s’ils n’ont pas terminé à 25 ans, ils n’ont pas du tout le droit au chômage et tout le monde n’a plus la chance de trouver directement un travail en sortant des études. Donc de plus en plus jeunes diplômés éprouvent des difficultés à entrer dans la vie active et doivent rester chez papa et maman, en espérant que ce soit possible. Sinon, ils se retrouvent au niveau du CPAS.
Une personne isolée touche 867 € par mois, aucune perspective de pouvoir se dire : je me lance, je me responsabilise, j’achète une maison ou quelque chose. Puisque maintenant, dans la vie il faut deux CDI et une bonne somme de côté, avant de pouvoir vraiment démarrer.
Avant, y avait les neufs mois d’attentes, pendant ces neufs mois le jeune percevait toujours ses allocations familiales, et ça ouvrait automatiquement un droit chômage, ça aidait à se lancer.
Alors comment on repense et on remanie tout ça, pour que ça soit logique, que ce monde ai à nouveau du sens, pour que ce soit équitable dans le futur. C’est ça le défi : redonner du sens.
(2/2) Charleroi - Lire la première partie de l’histoire d’Isabelle
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C’est bien connu, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de son importance dans notre vie.
Aurela
« Il existe une vraie solidarité dans notre famille. Chacun, où qu’il soit, quoi qu’il fasse, aide les autres comme il le peut, à son niveau. »
Arnaud
« Avec mon épouse, on a dû faire appel à la PMA, sans l’aide de la Sécurité sociale, nous ne serions pas parvenus à avoir nos 2 enfants… Mais qu’allons-nous leur léguer ? »
Agricultrice, un statut pour l’accès à la Sécurité sociale
Les agricultrices s’occupent des tâches agricoles, bien sûr mais aussi de leur foyer et de leur communauté. Souvent, leur autonomie est mise à mal par des obstacles sociaux, économiques et politiques.
Manuel
« C’est compliqué de rappeler aux gens que la sécurité sociale est aussi humaine et vivante. C’est plutôt abstrait pour eux. »
Neslihan
« Il y a beaucoup d’enfants qui sont victimes de maladies graves, les traitements existent mais sont coûteux »
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