« Après ce que j’ai traversé, je suis prêt à aller défendre la protection sociale, défendre les intérêts de ma fille et d’autres personnes »
Honnêtement, il y a quelques années la sécu pour moi ne représentait rien. C’était des remboursements et ça s’arrêtait là.
Et puis en 2013, on a diagnostiqué un cancer du sein déjà très avancé à ma compagne. C’est par la force des choses que j’ai pris conscience de la sécu. D’abord, ma compagne tombe malade, puis c’est le chômage, la carte handicapée pour la chimio, la prise en charge des traitements, l’accompagnement des médecins, des psys, des assistantes sociales… Je ne savais pas qu’un traitement pouvait coûter 25 000 €… puis est venu le second traitement à 40 000 €. On a pu faire les 2, et tout tenter, si je n’avais eu qu’une assurance on m’aurait sans doute dit : « Vous choisissez, le traitement 1 ou le traitement 2… »
Malheureusement, la vie n’est pas toujours rose. Je me suis rendu compte d’un truc quand je restais dans la salle d’attente : il y avait toujours du monde. Elle n’a jamais été vide cette salle, des enfants, des adultes, des collègues parfois. On ne se rend pas compte du nombre de personnes malades.
Ça a été une période très dure et j’ai encore du mal à en parler…
Mais il y a une chose importante que je souhaite partager : la Sécurité sociale ça permet de garder sa dignité. Jusqu’au bout. Pour ma femme, c’était de la dignité jusqu’à la dernière minute de sa vie.
(1/2) Charleroi - Lire la suite
Ce site est à vous !
C’est bien connu, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de son importance dans notre vie.
Aurela
« Il existe une vraie solidarité dans notre famille. Chacun, où qu’il soit, quoi qu’il fasse, aide les autres comme il le peut, à son niveau. »
Arnaud
« Avec mon épouse, on a dû faire appel à la PMA, sans l’aide de la Sécurité sociale, nous ne serions pas parvenus à avoir nos 2 enfants… Mais qu’allons-nous leur léguer ? »
Agricultrice, un statut pour l’accès à la Sécurité sociale
Les agricultrices s’occupent des tâches agricoles, bien sûr mais aussi de leur foyer et de leur communauté. Souvent, leur autonomie est mise à mal par des obstacles sociaux, économiques et politiques.
Manuel
« C’est compliqué de rappeler aux gens que la sécurité sociale est aussi humaine et vivante. C’est plutôt abstrait pour eux. »
Neslihan
« Il y a beaucoup d’enfants qui sont victimes de maladies graves, les traitements existent mais sont coûteux »
Commentaires récents