« Après ce que j’ai traversé, je suis prêt à aller défendre la protection sociale, défendre les intérêts de ma fille et d’autres personnes »
Honnêtement, il y a quelques années la sécu pour moi ne représentait rien. C’était des remboursements et ça s’arrêtait là.
Et puis en 2013, on a diagnostiqué un cancer du sein déjà très avancé à ma compagne. C’est par la force des choses que j’ai pris conscience de la sécu. D’abord, ma compagne tombe malade, puis c’est le chômage, la carte handicapée pour la chimio, la prise en charge des traitements, l’accompagnement des médecins, des psys, des assistantes sociales… Je ne savais pas qu’un traitement pouvait coûter 25 000 €… puis est venu le second traitement à 40 000 €. On a pu faire les 2, et tout tenter, si je n’avais eu qu’une assurance on m’aurait sans doute dit : « Vous choisissez, le traitement 1 ou le traitement 2… »
Malheureusement, la vie n’est pas toujours rose. Je me suis rendu compte d’un truc quand je restais dans la salle d’attente : il y avait toujours du monde. Elle n’a jamais été vide cette salle, des enfants, des adultes, des collègues parfois. On ne se rend pas compte du nombre de personnes malades.
Ça a été une période très dure et j’ai encore du mal à en parler…
Mais il y a une chose importante que je souhaite partager : la Sécurité sociale ça permet de garder sa dignité. Jusqu’au bout. Pour ma femme, c’était de la dignité jusqu’à la dernière minute de sa vie.
(1/2) Charleroi - Lire la suite
Michel
« Après ce que j’ai traversé, je suis prêt à aller défendre la protection sociale, défendre les intérêts de ma fille et d'autres personnes »
Jérôme
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